Livraison en 2 à 5 jours ouvrables
Mandat administratif accepté
Téléphone : 04 37 54 55 99
Tous les conseils

Simuler une électrisation en formation aux secours

Rédigé par Cyrille GAGNAIRE, Vente Défibrillateur. Publié le 18 octobre 2026.

L'électrisation fait partie des situations que les stagiaires redoutent, parce que le danger est invisible et que le réflexe de toucher la victime est très fort. La simuler en salle demande de la rigueur : aucun courant, aucune installation réelle, mais un décor et un déroulé assez crédibles pour ancrer le bon ordre des gestes. Voici comment construire ce scénario et avec quel matériel.

Ce que le scénario doit faire apprendre

Le premier apprentissage n'est pas un geste sur la victime, c'est une décision : ne pas s'approcher tant que le danger n'est pas écarté. Un stagiaire qui se précipite se met lui-même en danger, et le scénario doit le lui faire constater sans le piéger.

Viennent ensuite la coupure de l'alimentation lorsqu'elle est possible et sans risque, l'alerte des secours, puis l'examen de la victime. Une personne électrisée peut présenter des brûlures visibles, mais aussi un trouble du rythme cardiaque ou une perte de connaissance. Le formateur rappelle que l'aspect extérieur ne renseigne pas sur la gravité interne.

Un décor crédible, mais strictement factice

Pas de prise sous tension, pas de rallonge branchée, pas d'appareil réellement alimenté. Une multiprise débranchée, un câble dénudé en carton ou un coffret factice posé au sol suffisent. Le formateur vérifie avant l'arrivée du groupe que rien dans la salle ne peut être confondu avec une vraie source de danger.

Un panneau ou un fanion posé près du décor signale qu'il s'agit d'un accessoire de simulation. Cette précaution évite qu'un stagiaire distrait, en pause, manipule un élément du dispositif sans savoir de quoi il s'agit.

Dérouler le scénario étape par étape

On installe la victime, jouée par un figurant ou représentée par un mannequin, près du décor. Le stagiaire entre dans la pièce avec une consigne brève : vous entendez un bruit sourd, un collègue est au sol. Le formateur observe sans intervenir.

Si le stagiaire s'approche sans analyser, on fige la scène et on questionne : qu'avez-vous vu, qu'est-ce qui a pu causer la chute ? Si au contraire il sécurise d'abord, le formateur annonce que l'alimentation est coupée et laisse la suite se dérouler : appel, vérification de la conscience et de la respiration, geste adapté.

Le scénario peut se prolonger par un arrêt cardiaque pour travailler l'enchaînement complet jusqu'à l'utilisation d'un défibrillateur de formation.

Prévoyez une variante pour les groupes qui avancent vite : la victime est cette fois consciente mais désorientée, se plaint de fourmillements dans le bras et refuse d'abord l'appel des secours. Le stagiaire doit alors argumenter calmement, rester auprès d'elle, la surveiller et expliquer pourquoi un avis médical s'impose même si elle se dit remise.

Matériel utile pour ce scénario

Le socle reste un mannequin adulte pour la réanimation, un défibrillateur de formation et ses électrodes d'entraînement. Le décor se fabrique avec peu de choses : accessoires débranchés, scotch de couleur pour matérialiser une zone interdite, quelques éléments de moulage si l'on veut figurer une brûlure à l'entrée ou à la sortie du courant.

Pensez à prévoir des électrodes de formation en quantité suffisante, car le scénario avec arrêt cardiaque en consomme à chaque passage. Le suivi des consommables se prépare en amont de la session, pas le jour même.

Un chronomètre n'est pas nécessaire ici. Mieux vaut une fiche de scénario courte, remise au figurant, qui précise ses réactions selon les décisions du stagiaire, afin que chaque passage reste comparable d'un groupe à l'autre.

Adapter selon le public

En milieu industriel ou sur un chantier, le décor peut reprendre un coffret ou un outil réellement utilisé par les stagiaires, ce qui rend la situation plus proche de leur quotidien. En école ou en centre de loisirs, on privilégie un simple appareil ménager imaginaire et un message sobre sur les prises et les câbles abîmés.

Dans tous les cas, le formateur garde la main sur le niveau d'angoisse du groupe. Un stagiaire déjà confronté à un accident de ce type peut réagir fortement, et un temps de parole à l'issue du scénario fait partie du dispositif.

Le débriefing, moment décisif

Le débriefing porte moins sur la technique que sur l'ordre des décisions. On fait reconstituer la chronologie par le groupe : qu'a-t-on vu en entrant, qu'a-t-on décidé avant de toucher, à quel moment les secours ont-ils été alertés.

Terminez en demandant à chaque stagiaire de citer le réflexe qu'il retient. Ce retour oral, bref, vaut mieux qu'un rappel théorique de plus.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser une vraie prise électrique pour le décor ?

Non. Tout élément du décor doit être débranché ou factice. Le but est de simuler la situation, pas de l'exposer. Le formateur contrôle la salle avant la session et retire tout ce qui pourrait être pris pour une source de danger réelle.

Faut-il un mannequin ou un figurant pour la victime ?

Les deux fonctionnent. Un figurant rend la mise en scène plus vivante pour la phase d'analyse, tandis que le mannequin est indispensable dès qu'on enchaîne sur des compressions ou l'usage du défibrillateur de formation.

Ce scénario convient-il à tous les niveaux de formation ?

Il s'adapte. Pour une initiation, on se limite à la mise en sécurité et à l'alerte. Pour des formations plus approfondies, on ajoute l'examen de la victime et l'enchaînement vers la réanimation, selon le référentiel suivi.

Comment représenter une brûlure d'électrisation ?

Un moulage ou un maquillage simple suffit, placé à l'endroit supposé de contact. Il sert surtout à rappeler que les lésions visibles ne reflètent pas toute la gravité, sans chercher un réalisme poussé qui perturberait certains stagiaires.

Besoin d'équiper vos formations ?

Mannequins, défibrillateurs de formation, consommables et trousses de secours : devis sous 24 h et livraison rapide partout en France.

À lire aussi